Overblog All blogs
Edit post Follow this blog Administration + Create my blog
MENU

Venez pénétrez à vos risques et périls dans l'univers de la grande Nayïenne !

Advertising

Aly, Tome 1 chapitre 2 !

Voici le chapitre deux qui arrive ! \o/

Lien vers le Chapitre précédent => http://unmondenayiesque.overblog.com/aly-tome-1-chapitre-1

Lien vers le Chapitre suivant => http://unmondenayiesque.overblog.com/aly-tome-1-chapitre-3

Lien vers le blog d'Aly => http://aly-is-here.skyrock.com/

Chapitre toujours du point de vue de Aly ^^J'ai la flemme de le taper en entier, il sera donc en plusieurs parties ^^

Advertising

"Il faut que je me ressaisisse."

Telle est la phrase qui envahit mon esprit en ce moment-même. Après un petit moment où je reste plantée sur place devant chez moi, je me reprends en main et me dirige vers le plus grand bâtiment du village, le genre d'endroit où l'on se retrouve au début d'un jeu quand on est un peu paumée. Je n'arrive pas à me mettre en tête que c'est moi, la paumée, maintenant. Je me sens plutôt mal à cette idée...

Quand je m'asseois dans le salon dans le hall, je ne peux m'empêcher de remarquer qu'à part moi, tout le monde est confiant et souriant. Je sers les poings, prise d'une soudaine nausée. Aïe. Je me sens encore plus différente que d'habitude...

Ah non. Il y a cettte fille, là-bas. Elle a l'air encore plus perdue que moi. D'ici, je ne voix que ses boucles blondes. Ce qui ne me fait pas tarder à comprendre une certaine chose.

- JULIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Aaaa... aaaaa.... aaaa...

-Gniaaaa ! fait-elle en bondissant. Mais qu'est-ce-que tu fais ?

- Bah, j'ai fait l'écho...

- Je te parlais pas de ça... Qu'est-ce-que tu fais ici ?

Elle semble réfléchir un instant. Ca change.

- Une petite seconde... Tu me reconnais ? Je veux dire... Tu sais qui je suis ?

- Oui. Tout comme je te reconnais. Ce sont les autres qui ne me reconnaissent pas. Enfin, qui ne nous reconnaisse pas, j'imagine...

- Pourquoi fallait-il que la seule personne me reconnaissant soit toi ? Il y a un moyen d'avoir moins de chance que ça ?

- Là encore, oui. Que personne ne te reconnaisse. Ecoute Julia, je sais qu'on ne s'aime pas trop, voir pas du tout, voir absolument pas, voir on se déteste, mais nous sommes dans la même situation. Le seul moyen pour trouver une solution à cet espèce de phénomène étrange, c'est de coopérer. Alors... ? Promis, après, on pourra de nouveau se lancer des chaussures à la figure.

Julia sourit, semble peser le pour et le contre.

- Tu peux toujours rêver ! Je ne me rabaisserai pas à ça ! J'ai une réputation à garder, moi !

- Je te rappelle que tu n'as plus aucune réputation...

- N'empêche, jamais tant que je serai vivante !

Je laisse échapper un soupir. J'allais sûrement devoir user de mon arme fatale.

- Tu sais Mélissa. Ta "meilleure amie".

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?

C'est ce qui s'appelle un oui à rallonge.

- Tu sais qu'elle aime ton copain le débile ?

-ZEKE ????

Je souris en pensant qu'elle n'a pas désapprouvé le "débile".

- Je parie que dans cette vie où tu n'existes pas, ils sont déjà ensemble...

- Ok, c'est bon, on coopère... Mais à une seule condition.

- Oui ?

- La première chaussure que je t'enverrai sera une converse.

Je souris et lui sert la main.

- A part ça, tu as quelque chose de prévu ? Un genre de ... Plan d'action ?

- Euh... On retourne au collège et on refait notre vie d'avant ?

- C'est le plan d'action le plus nul que je n'ai jamais entendu, mais c'est d'accord. Tu me lâches la main, maintenant ?

Je me confonds en excuse - littéralement : en gros, je confonds les excuses -, sous le regard malveillant de la femme gérant l'entrée (ce job doit réellement être passionant. Je suis sérieuse.)

- Vous comptez rester là encore longtemps, paysannes ? dit-elle d'une voix avec un accent affreux.

Ni une ni deux, elle nous flanque dehors, tel un aigle majestueux. La comparaison la moins juste du monde, mais soit...

- Mais nous étions là pour une bonne raison ! je hurle en direction de... La porte. Nous avions trouvé un pauvre petit... Bonnet, et voulions le ramener à son propriétaire.

Mais elle est déjà trop loin pour m'entendre. Je m'asseois à côté de Julia, sur le sol. Et remarque qu'elle semble sur le point de pleurer.

- Tu vas bien ? Tu sais, il n'y a pas réellement de pauvre petit bonnet perdu dans le froid.

- Non, c'est juste... Elle est méchante.

- C'est pas pire que toi.

- C'est vrai ? Il faut croire qu'avec le temps ça devient une habitude...

- Oui, c'est plus que vrai.

Je ne trouve rien de plus à ajouter, et donc me tait. Je ne peux m'empêcher de songer que ce matin-même, je me battais avec cette même fille, alors que nous parlons actuellement de couvre-chef. Et ce matin, j'avais une amie. Peut-être même deux. Et là, quoi ? Je me fais traiter de paysanne ? Ca ne se passera pas comme ça. Sûrement pas.

Devant le collège, je me stoppe, prise d'un vertige soudain.

- On est arrivées..., remarque stratégiquement Julia.

Je m'apprête à répliquer, mais je me sens tomber dans les vapes.

Je cours. Cours. Cours. Je ne peux pas m'arrêter, mais mes jambes me font tellement mal. Pourquoi ne pourrais-je pas ? Mais on se rapproche. On se rapproche de moi. Cris de terreur de partout. Ma tête va exploser.

- Hum, Ryder ?

- Voui ? je réponds à celle que je devine être Julia.

- Tu pourrais arrêter de crier quand tu dors ? Et évite de t'endormir, en passant, cela pourrait toujours être utile.

- Je suis dans l'infirmerie, là ? Elle est là, l'infirmière ?

- Elle est partie il y a deux secondes. Celle à l'accueil, aussi.

- Plus pour longtemps, je fais en fermant les yeux. Des pas.

Nous attendons une bonne dizaine de minutes, sans rien dire. Mais personne n'arrive. Finalement, Julia rejette sa tête en arrière.

- Tu sais je ne p...

- Alors, tu t'es encore fait mal ? fait la voix grinçante me rappelant désagréablement la porte du garage dont la posses.. Possetr... et celle qui la possède n'est autre que cette bonne vieille infirmière - sorcière !

Elle s'asseoit sur le lit en face de nous.

- J'ai quand même l'impression que ça ne va pas fort... Un problème ? Vous ne vous reconnaissez plus, peut-être ? Ou est-ce les autres qui n'ont jamais entendu parler de vous deux ? Je reconnais que vous n'êtes pas très intéressante...

- Vous... êtes au courant ? demande Julia d'un air ébahi.

Je ne vais pas prendre quatre cents pages pour exprimer une chose plutôt évidente : cette femme se souvenait de nous, au courant de notre problème, et peut-être même à son origine.

- Non, bien sûr que non. Je n'ai dit ça que par pur hasard. Pourquoi saurai-je quelque chose ? C'est d'une absurdité.... !

- Ne racontez pas n'importe quoi, je fais. C'est votre faute si cette histoire à deux balles nous arrivent.

- Enfin, une des victimes qui comprend quelque chose ! Et qui surtout n'est pas trop occupée à se morfondre...

- Vous voulez dire qu'il y a d'autres personnes dans le même cas que nous ? demande mon acolyte - je suis sûre qu'elle n'aimerait pas que je l'appelle comme ça, raison de plus pour lui coller un post-it avec ceci indiqué dessus sur le front.

- Lisa, ça ne te dit rien ?

- Non, et alors ?

- Selon mes calculs, c'est ta petite soeur.

- Hé, attendez, c'est pas des maths, ça... Une seconde ? Q-Quoi ?

Elle semble sous le choc - chose logique, je pense -, et se laisse tomber sur un matelas blanc en poussant un cri de douleur. Douleur intérieure, je dirais. Quoique, elle a l'air de s'être fait assez mal en faisant le poirier sur le lit en se cognant contre l'appui de fenêtre pour se tenir. Sans oublier le pot de fleurs en parfait équilibre sur sa tête, tombé un peu par hasard. Je suppose que chacun à sa manière de s'asseoir.

- Il y a une manière d'annuler ce que vous nous avez fait ? je demande en me posant une question existensielle : le pot de fleur faisait-il maintenant partie intégrante des cheveux de Julia ? Euh... Madame ?

- Appelez-moi simplement Aurore. Et pour ta question, je te dirai simplement de venir ce soir ici même... Peut-être pourras-tu résoudre ce problème ?

Ensuite, elle nous montre le plus grand cliché de tous les temps : elle tente l'exploi de disparaitre dans un nuage de fumée.

- On fait quoi ? me demande Julia en secouant les cheveux pour faire tomber la terre.

- On passe la journée comme prévu, et on vient ici ce soir...

Elle est sûrement encore assez sonnée pour ne faire aucune remarque sur la nullité évidente de ce nouveau plan. J'en profite pour me séparer d'elle et retourner vers mon casier, qui j'espère est toujours le mien. Je remarque qu'une fille me suit. Rousse. Yeux bleus. Je me retiens de lui sauter au cou, et reste simplement devant mon casier à tester toutes les combinaisons du monde.

- Salut, me lance-t-elle.

- Salut, je réponds d'une voix que j'espère ne pas être trop hystérique.

- Tu es nouvelle comme Juju ? Je m'appelle Lydia.

Je m'en doutais : la combinaison n'est plus la même. Je tente de m'appuyer nonchalemment dessus, mais ça rate : je glisse avant de me retrouver quasiment sur le sol. Avant que Lydia ne s'en aperçoive, je m'adosse au casier.

- Je m'appelle Alyson, mais tu peux m'appeler...

- Sonny ?

- Euh non...

- Hé tout le monde, c'est notre chère nouvelle Sonny ! Venez lui dire bonjour !

Tout le monde éclate de rire à ses propos, ce que je ne comprends absolument pas. Le pire était qu'ils semblaient absorbés par ses paroles, et controlés par elle. Ils se rapprochent tous de moi pour se moquer tandis qu'elle s'éclipse. Je me fraie un chemin à travers la foule. Je me stoppe net, voyant que Lydia est très loin de moi, contrairement à Julia et une fille ressemblant étrangement à celle étant ma meilleure amie, avant.

- Coucou Juju ! Ca va ?

- Ne m'appelle plus jamais comme ça... Par pitié, Ryder... Plus jamais.

- C'est elle, Sonny ? demande la fille que je commençais à situer comme étant la soeur de Lydia, Marina.

- Mon nom est Alyson...., je fais avec une voix de zombie. Tu peux m'appeler Aly.

- Oh, je vois. Je voulais vous voir, toi et Julia (elle prononce ça à l'américaine, ce qui donne un résultat très bizarre.), pour vous parler un peu de... Lydia. On nous a parlés de nouvelles élèves, on voulait vous mettre en garde contre quelques choses...

- "On" ?

- Je préfère ne pas en parler ici... Rejoignez-moi dans le patio de l'école. Nous pourrons en discuter tranquillement.

Je n'étais même pas au courant qu'il y avait un patio dans cette école... Quelle nouvelle. Pour moi, ce n'est qu'une pièce dans le Cluedo...

Marina et Lydia étaient si proches avant. Malgré leurs deux ans de différence, elles se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Qu'est-ce-qui les a fait tant changer ? J'ai comme l'impression que j'ai quelque chose à voir là-dedans. Suis-je celle qui a changé Lydia en celle qu'elle était ? J'y songe en m'installant sur un banc en bois, le plus loin possible de Julia. Nous ne semblions être que trois.

- Donc, que voulais-tu nous dire à propos de Lydia et de "quelques choses" ?

- Lydia... Avant ses quatorze ans - votre âge, je me trompe ?- , elle était joyeuse comme personne, la gentillesse incarnée. Le jour de ses douze ans, nous étions en train de rendre visite à un ami, et elle a fait la connaissance avec une fille nommée Mia, qui semblait très sympa. Moi-même, je la trouvais intéressante. Mais elle est rapidement devenue autre chose que sympa. Tellement que Lydia s'est mise à lui ressembler. Et, un jour, Mia est partie. Sans explication. Elle cherche qui a pu la priver de son ami. Elle me soupçonne, moi-même. Sa propre soeur, elle en fait quoi ? La rejette, la soupçonne des pires crimes possibles. Elle ne se rend pas compte de ce qu'elle fait.

Je ne peux m'empêcher d'avoir un petit hoquet triste - bien sûr que ça existe... - en pensant à ma soeur Cécile. Je la comprenais mieux, en tant que grande soeur.

- Je... Suis désolée ! Je ne voulais pas te faire de peine, Aly ! Je... Ne sais pas comment réagir ! Je ne saurai que m'enfuir !

Ce qu'elle fait. Pensant qu'elle a besoin d'être seule, j'entraîne Julia vers la sortie du "patio" (je me suis toujours demandé pourquoi ça avait un nom aussi bizarre...)

Dans le couloir, Julia et moi essayons de détendre l'ambiance. Enfin, surtout moi. Mais elle reste de marbre face à mon imitation de la plante verte, pourtant saisisante.

- Nous ne devrions pas aller à l'infirmerie ? demande-t-elle soudain.

- Moui, peut-être bien.;.

- Dis tu ne penses pas que cette Aurore a tout l'air d'une criminelle ? continue-t-elle.

- Euh... Tu penses vraiment ?

- Pas vraiment. Mais je suis sûre que c'est quelqu'un de malveillant.

Elle part soudain dans des kilomètres de délire sous mon regard exaspéré. Mais ça lui donne un petit grain de folie pas trop mal.

Oubliez tout de suite ce que je viens de dire. Je la déteste, point barre.

- Je crois qu'on est arrivées devant l'infirmerie ! je chuchote dans l'oreille de Julia. Tu comptes rester plantée devant longtemps ?

- Euh, non. Entrons, dit cette fille que je déteste depuis mon plus jeune âge.

Que ce soit bien clair.

Advertising

La première chose que je remarque est l'absence de bruit. Ensuite, c'est l'absence de la vie même (je ne compte pas les acariens dans les matelas...). Un peu déçue par cette blague de mauvais goût, je me dirige vers la sortie. Mais un ricanement retentit. Deux secondes plus tard, c'est le noir total.

- Comment ai-je pu te faire confiance une seule seconde ? hurle Julia.

Je ne peux plus bouger les mains. Je crois qu'elles sont attachées dans mon dos.

Et je regarde, impuissante, les murs qui se rapprochent de nous.

C'est à ce moment-là, quand j'entends les cris hystériques de Julia destinée à sa soi-disant soeur que je me rends compte à quel point ce plan était simple. Trop simple.

Back to home page
Share this post
Repost0
To be informed of the latest articles, subscribe:
Comment on this post