Venez pénétrez à vos risques et périls dans l'univers de la grande Nayïenne !
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Coucou ! Je viens présenter à mes chers amis les Nayiens la première série de romans que j'ai écrite, que j'écris toujours, d'ailleurs. J'ai nommé "Aly" ! Le premier tome s'appelle "Avec ma meilleure ennemie". Et il est dédié à ma famille et mes amis :P Soit, commençons ! Mais avant, une précision : Aly, ce n'est pas fait pour être une magnifique histoire émouvante... C'est juste pour faire rire, mais il y a une intrigue qui se construit derrière malgré tout. Donc, si l'écriture est très basique, c'est tout à fait normal. Faisons rire ! Ha ha ha ! Allez, trêve de bavardages, c'est parti. Ce premier chapitre est du point de vue de Alyson et commence dés la prochaine phrase !
"Je n'aurais jamais cru qu'un jour, j'aurai besoin d'être aidée. Ne serait-ce que pour me relever après un affront, après une petite bataille comme j'en ai tant l'habitude. Et pourtant. C'est arrivé..."
- Aly ! Aly, attends-moi deux secondes, par pitié ! hurle une voix que je ne connais que trop bien.
Lydia. Lydia, ma meilleure amie depuis toujours. La seule aussi. Une fille géniale que j'adore. Mais qui a une voix tellement aiguë qu'elle pourrait briser n'importe quel verre rien qu'au son de sa voix. Il faut croire que mes tympans sont fait de cristal.
- Yo, Lydie...
Ma voix est tellement monotone qu'à côté de ça, les zombies de mon cher nouveau Resident Evil sont des grands chanteurs... Leurs cris me rappelant ceuxi que je fais lorsque je ne veux pas me lever sont terriblement beaux. Je verserai bien une petite larme.
- Quoi de neuf ? je demande, après un petit moment de réflexion intense pour trouver cette phrase sublime.
- Rien de particulier, tout roule pour moi... Et toi ?
- Bah... J'espérais justement qu'il se soit passé quelque chose de ton côté pour qu'on puisse en parler... Parce que du mien, néant...
-...Ah.
S'il y a bien une chose que Lydia et moi avons en commun c'est notre manque de conversation. A ce niveau-là, nous sommes loin d'être spontanées, mais cela ne me pose pas de problème. L'intérêt d'être amies n'est-il pas d'avoir divers points communs ?
Superbement. Incroyablement. Génialement. Tous ces mots pour décrire la débilité d'une certaine Julia, venant à ce moment-même de se placer devant nous avec ses deux amies la suivant partout, Mélissa et fille-quelconque-numéro-deux. Leurs cheveux s'élèvent tout ça très artistiquement. Je trouve le temps de caser entre deux mouvements-de-mèches de lancer au type juste derrière elles :
- Tu sais Mike, personne n'a besoin d'un ventilateur, ici.
- Ah oui ! Excuse-moi, Aly.
Il a toujours eu peur de moi, et plus particulièrement de ma baffe légendaire, plus performante qu'un Bulbizarre (la comparaison laisse légèrement à désirer...).
Le dénommé Mike, que je connais pourtant depuis longtemps, devient rouge de honte devant la tête de Julia, désormais affublée de tous ses cheveux juste devant son visage. Je sais qu'il a toujours eu un petit béguin pour elle, et je sais que je n'arriverai sûrement jamais à comprendre ça.
- Tu sais Julia, cette coiffure te va vachement bien. Tu devrais sûrement l'adopter définitivement.
Sentant que de la baston digne d'un Mortal Kombat - je dois arrêter avec mes références, surtout quand je n'ose même pas jouer au jeu... - allait arriver dans pas très longtemps, Lydia recule d'un pas. Une fois encore, elle a raison de le faire, contrairement à moi, qui reste plantée là sans rien dire.
- J-Julia ! Je suis désolé ! Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner ?
D'un air sarcastique, elle fixe Mike de derrière ses boucles blondes.
- Mais bien évidemment ! Je pense que si tu portes mon sac jusqu'à... La fin du monde, environ, ce sera pardonné !
- Ca marche ! dit-il, des coeurs dans les yeux.
Pendant que je songe à quel point il est idiot, Julia en profite pour se jeter sur moi. Je m'écroule sur le sol en me demandant ce qui lui prend.
- Tu es obligée de faire toujours tout pour réduire ma réputation en miettes ??? me hurle-t-elle.
- Euh... Oui ?
Je me relève d'un bond. Avant de partir en sautillant, avec Lydia qui crache par-dessus son épaule :
- Tu es vraiment stupide, Julia !
- Laisse tomber, Lydie... Elle ne comprendra pas ce que tu veux dire par là.
J'avais envie de placer cette phrase depuis ma plus tendre enfance. C'est désormais chose faite, et je n'en suis pas mécontente.
Sauf qu'il y a une chose que je n'avais pas vraiment prévu... Un croche-pied. C'est traitre. Extrèmement traître. Résultat, je m'étale sur le sol. Je sens la colère monter en moi accompagnée de son amie depuis toujours, la honte. Je ne vois même pas mon poing lorsqu'il part se cogner contre la joue de Julia. Elle prend un air surpris pendant quelques secondes, avant de riposter encore plus fort.
- Hum... Si vous voulez bien arrêter ce serait pas mal. Parce que je crois que les profs arrivent, chuchote Mélissa.
- Et vous gênez le passage, renchérit Lydia.
Nous nous écartons. Julia fixe le sol, et elle se met à pleurer. Oui, sur commande. Quelle veinarde... Elle a une image de fille parfaite auprès des profs comme des autres collégiens. Ainsi, quand notre directrice l'aperçoit en train de pleurer à côté de moi et mon sourire satisfait, son verdict ne se fait pas attendre. Direction le bureau, et aucune négociation possible...
-Assieds-toi, Alyson, et explique-moi pourquoi tu as encore frappé Julia.
- Peut-être parce qu'elle m'a frappée avant ?
Répartie digne d'enfant de maternelle.
- Mais je parie que tu n'en as aucune preuve.
- Pas faux. Mais je vous ferai remarquer que je suis en train de perdre du sang de manière plutôt abondante.
- Tu auras le temps de te soigner plus tard.
- Je suis en train de salir le plancher, avec tout ce sang.
- Va donc à l'infirmerie !
Lorsque je rentre dans la pièce, c'est toujours avec un petit sourire satisfait, montrant que j'ai réussi à me débarasser de la directrice. Une fille présente à l'intérieur me sourit également.
- Bonjour ! Je peux t'aider ?
Malgré son uniforme certifiant qu'elle travaille bien là-bas, elle n'a pas l'air plus vieille que moi.
- ... Tu ne sais pas parler ?
Je reste muette, trop occupée à évaluer son âge.
- Quoi qu'il en soit, j'appelle l'infirmière générale.
Hmm. Sûrement dans les treize ans. A la rigueur, quatorze, comme moi.
- Madame Robins ? Une blessée !
- ... Encore ? Personne ne peut faire attention dans ce collège pour bon à rien ?
"Madame Robins" ressemble vraiment à une sorcière. Sans vouloir l'offenser, bien sûr. Mais comme elle détourne le regard dés que je tente de lui expliquer, je n'en suis pas certaine.
- Bah, bois ça. Ca t'enlèvera la douleur.
Je le fais avec une grimace puis sort de l'infirmerie. Quelques mètres plus loin, Lydia m'attend. Je me précipite vers elle, avec un sourire sur les lèvres.
- Hé ! Lydia ! Attends-moi.
Elle se retourne vers moi, avant de lâcher un :
- Qui es-tu ? tout ça avec un ton méprisant.
Je fais le tour du lycée, parlant à chaque personne sensée me connaître, mais aucune ne réagit réellement. Même Abby, secrétaire à temps partiel étudiant dans un autre collège ne semble pas me reconnaître.
Je ne comprends pas ce qui se passe. Et même lorsque je rentre chez moi en trombe, aux bords des larmes, on me jette dehors. Le mépris avec lequel me traite ma mère me dégoûte. La première larme coule.
C'est une blague ? Parce que je ne trouve pas ça drôle...