Venez pénétrez à vos risques et périls dans l'univers de la grande Nayïenne !
Si le chapitre est en-dessous, ne faites pas attention à ce message.
Bonjour tout le monde ! Je vous présente aujourd'hui le troisième chapitre de Aly ! Je vous avais dit que c'était un par semaine, je tiens ma promesse ! Vers 19 heures ce soir, il sera fin prêt. La date de publication sera donc à chaque fois le lundi vers 19 heures... Et donc, à ce soir ! (ou plus tôt, qui sait ?)
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Gniii. Rapprochement. Ca se rapproche. Encore et encore. Les murs, je veux dire. Ils sont en train de se rapprocher. J'ai peur. Mais mon imagination est sans faille, contrairement au reste.
- Transpiratiooooonnnn ! je hurle.
- Quoi ?
- Il faudrait qu'on transpire beaucoup. C'est pas facile de le faire sur commande, mais la corde pourrait glisser. Tu n'as pas un petit objet stupide avec lequel tu te balades tout le temps qui pourrait éventuellement servir à ça ?
- Un sèche-cheveux portable ?
- Parfait.
En songeant à l'idiotie de cet objet, je commence à sentir des gouttes de sueur perler sur mon front. Puis, ça se répend dans mon dos, et je peux m'extirper de la corde. En me relevant, je remarque une trappe au-dessus de moi. Cette école renferme beaucoup trop d'endroit étranges. Elle était située à trois mètres de hauteur environ. Julia, qui s'était relevée également, me lança un regard plein d'incompréhension. Sans trop réfléchir, je lui lance la première chose que je trouve, une espèce de poutre. Je lui place entre les mains afin de bloquer quelques instants les murs, avant de monter sur sa tête.
- Je te hais.
- Merci.
Avec un peu de persévérance, je finis par saisir les bords de la trappe. Julia fait un petit saut ridicule de danseuse, et je rentre dans la pièce que je ne regarde pas vraiment. Jusqu'à ce que j'arrive à hisser Julia jusqu'en haut en tirant comme une forcenée. Un claquement sonore me fait comprendre qu'il s'en est fallu de peu. Je pousse un soupir de soulagement. Elle aussi. Puis, j'observe l'endroit où nous avons atterri.
En plein milieu de la pièce tronait un piano à queue noir. Un tapis plutôt sympa ornait le sol, tandis que divers accessoires ornait les étagères. Sinon, cette pièce n'avait rien d'extraordinaire.
- Alyson Ryder ? Et Julia...
Julia coupe la voix en plein dans son élan. Je suis surprise de voir qu'elle appartient à la fille qui m'a accueilli à l'infirmerie la première fois.
- C'est nous. Qu'est-ce-que tu nous veux ?
- Marina... Elle m'a demandé de te dire de la rejoindre dans cet espèce de patio bizarre. Je ne suis même pas sûr que c'en soit vraiment un. Enfin, bref, allez-y ! Je vous attends là-bas.
Je ne trouve même pas la force de demander ce qu'elle fait là.
Pendant le trajet, divers regards méprisants et insultes crachées m'attendaient, mais je tiens bon. Même avec un grand sourire, et les réparties les plus minables de tous les temps. Mais une voix me pétrifie. Me laisse en plan. Encore une fois, Lydia. Qui me demande... De la pardonner.
J'accepte sans problème. Elle a l'air un peu déboussolée. Heureuse, je repars de mon côté sous le regard ébahi de la foule.
- Yo, je lance en me lançant dans un rap vaseux.
- Salut, fait Marina. Je voudrais vous présenter deux amies.
Je n'ai aucune surprise à voir arriver la fille de l'infirmerie, mais lorsque Abby, secrétaire du collège, arrive j'ai du mal à cacher la stupéfaction sur mon visage.
- Je vous présente Lizzie et Abby.
Elles nous saluèrent.
- En fait, si nous sommes toutes les trois ici, c'est pour vous parler des AAA.
- Les... Quoi ?
- Association Anti-Aurore. C'te question. Tu comprends, je... La crains un peu. Bon, ok : en fait, elle me fout carrément les jetons. En même temps, je la connais assez bien.
- Tu connais le monde entier ou quoi ?
- Blague vaseuse qui n'en est sûrement pas une, mais on peut dire comme ça. Donc, je vais répondre oui. Je connais plus leur histoire en réalité.
- Tu connais l'histoire d'Aurore.
- Bien sûr. Du moins, à partir de ses dix-huit ans. Le jour de son anniversaire. En plein milieu de sa fête, une vieille dame entra dans la grande salle, et proposa quelque chose à Aurore. Lui donner des cours de sorcellerie, en étant elle-même une, de sorcière. Mais attention, pas une de ces sorcières sympathiques que l'on croise dans les livres de ce moment... De vraies sorcières, celles qui ont envoyés par la force de l'hypnotisme de pauvres femmes innocentes au bûcher. Je ne connais pas trop la partie où elle a appris la sorcellerie, mais je sais que désormais, elle donne des sortes de faux-médicaments qui les fait oublier leur existence à beaucoup. En réalité, elle efface le mois de leur naissance. Comme pour certaines personnes présentes ici, je me trompe ? Vous savez, vous êtes sûrement nées le même mois, donc c'est logique que l'on ne se rappelle plus de vous... Désormais, un an en compte onze. Nous parlons souvent des animaux en voie de disparition, maintenant se sont les gens. Bientôt il ne restera plus qu'un mois. Décembre.
- Pourquoi décembre en particulier ?
- Aurore est née ce mois-ci... Logique, comme explication, non ? Et Lydia est également née ce mois...
- Lydiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ?
- Je pense que ce "a" était assez long pour aujourd'hui.
Celle qui s'appelle "Lizzie" se mit à rire doucement. On dirait presque une chanson. Une petite mélodie. Je sens mes paupières devenir lourdes...
- Alyson ? Tu vas bien ?
- Oui, oui. Je suis juste un peu fatiguée.
- Tu veux venir te reposer chez moi ce soir ? J'ai déjà invité Julia par le langage des signes.
J'accepte sans hésiter une seule seconde. J'ai un peu le temps de l'observer. Elle semble à la fois mature et avoir besoin d'être réconfortée. Comme une petite fille. Je me pose quelques questions sur elle, mais décide que ce n'est pas le moment de l'ennuyer.
-Ca ne serait pas la sonnerie ? s'exclame Marina.
Nous nous faisons signe en guise d'aurevoir, puis Julia et moi suivons Lizzie en nous balançant des banalités sans nom. Il nous faut juste traverser le parking pour arriver à l'arrêt de bus. Nous entrons de justesse dans le bon - les gens semblaient déterminés à nous piétiner. Comme d'ordinaire, je hurlais sur Julia, en train d'imaginer un combat de dinosaures entre nous deux. Un truc du genre Juliasotor contre A-Rex. Plutôt sympathique, non ?
- Ca va être vraiment cool ! sourit Lizzie. Je n'ai encore prévu personne que vous veniez, mais je suis sûre que ma tutrice sera très heureuse de vous recevoir ! La connaissant, elle sera heureuse de voir d'autres filles que Marina et Abby. Elle voudrait que je sois une sorte de copie conforme de Lydia, en fait. Avec plein d'amis, et invitée à toutes les soirées....
Je sens quelques regards pleins de compassion sur son dos. En me retournant, je leur lance un "merci" silencieux. J'arrête de parler pour éviter qu'elle ne se fasse encore du mal toute seule. Les cheveux couleur miel de Julia n'arrête pas de me chatouiller le nez. Je me recroqueville contre la vitre. Et je me laisse bercer par le tremblement du bus.
Aurore est tellement près... Je ne veux pas qu'elle me rattrape. Mais je n'ai plus de force. Je m'écroule. Ils m'ont laissé seule. Je suis seule.
- Ca va ? Tu dors ?
- Oui.
- Ha ha ha. Très drôle. Mais c'est d'un humour... !
- Merci. Mais au fait, tu t'appelles vraiment Lizzie ?
-Non. Je m'appelle Lisa.
Julia et moi sursautons au même moment.