Venez pénétrez à vos risques et périls dans l'univers de la grande Nayïenne !
C'est parti pour un petit One-Shot ! Faut tout de suite prévenir : c'est quand même un peu sanglant (ça m'éclate d'écrire ce genre de truc *regard machiavélique*) et dégueu. Mais bon, du moment que vous lisez pas ça dans le noir en écoutant des chansons qui font peur ( genre, Kogome, Kogome... - j'ai un truc qui me terrifie dans cette chanson. La vidéo y est peut-être pour quelque chose xD), ça devrait passer. D'ailleurs, en parlant de Vocaloid, j'ai fait un petit clin d'oeil à la chanson Daughter Of Evil à un moment (au départ, c'était pas fait exprès)... J'aime beaucoup cette chanson, même si ce n'est pas ma préférée... Ma préférée, c'est Prisonner, na ! *tire la langue*
Bref, bonne et sanglante *tentative de terrification - si ce mot existe- ratée* lecture !
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Ton fantôme passe devant moi à chaque instant.
Je t'avais vu mourir. Je t'avais vu mourir devant mes yeux. Sans aucune pitié. Avec un sourire machivélique, c'est moi qui t'ai tué. Je me souviendrai de ce jour toute ma vie. Le jour où je t'ai assassinée.
Depuis combien de temps habitais-tu devant chez moi ? Cela faisait au moins deux années. J'avais treize ans lorsque je t'ai rencontré. Et c'est quinze que j'ai... J'ai appuyé sur la détente. Tu devais avoir le même âge que moi. Peut-être une année de plus. Tu demandais de l'argent, adossé au mur de ma chambre. Dans des vêtements bien trop délabrés pour une fille de riche comme moi. Dans mes longs gants blancs, je t'ai tendu la main pour que tu l'embrasses. Tu as frappé dedans en disant "Yo !". Je te jugeais minable. Tu ne pouvais pas fréquenter une fille comme moi. Tu ne méritais même pas de me connaître.
Ces gants blancs... Mère m'avait forcé à les imprégner dans ma peau depuis l'accident. Quand je suis restée coincée dans cette maison en flamme, où mes véritables parents ont été brulés. Celui qui avait allumé le feu était sûrement Père. Sans aucune pitié. Il n'en avait jamais eu. Ce jour-là, le feu a touché mes mains. Elles en étaient complètement défigurées. Le bout de mes doigts avait brulé. Je n'avais plus d'empreintes. Mère m'attendait dehors, et m'a proposé d'aller vivre avec eux. J'ai accepté. Sans me douter de rien. Je n'étais encore qu'une mignonne petite fille. Une fois arrivée dans son imposante demeure, elle avait sorti une aiguille d'une petite boîte. Elle avait pris ces longs gants blancs également. Et me les avait cousu sur ma peau. La douleur physique que je ressentais à ce moment-là n'était rien comparé à celle de perdre mes parents.
Et puis, pendant ma treizième année d'existence, ma neuvième année à habiter dans cette maison, je t'ai rencontré. Tu me disais que tu avais besoin d'argent. Et alors, jouant du mieux que je le pouvais, en tentant de cacher mon rire, je t'ai dit...
- Je vais te donner de l'argent.
Naïf comme tu l'étais, tu m'as crue. Tu n'étais qu'un adolescent pauvre. Je n'étais qu'une créature sans âme. Je n'étais plus femme. J'étais une mutante sans aucun sentiment, sans aucune compassion.
Te disant de faire mission après mission pour moi, avec comme récompense à la clé de l'argent. Je lui demandais de faire tout et n'importe quoi, de se couvrir de ridicule, de voler de pauvres gens sans défense, de braquer des banques, de tuer quelques personnes. Sans jamais rien lui donner. Il était sûrement dégoûté par ce qu'il faisait. Mais il était aveuglé par cette récompense. Parfois, même, le soir, lorsque tu rentrais maculé de sang, tu trouvais encore la force de plaisanter avec moi. Il m'arrivait parfois de ne pas faire semblant de rire avec lui.
Mais un jour, c'en fut trop pour lui... Il me menaça. Il voulait son argent. Je l'avais aveuglé, je l'avais changé avec cette promesse de richesse. A le rendre fou. Je ne voulais rien lui donner ! C'est alors que j'ai été chercher le revolver de Père dans sa pièce. La pièce qu'il ne voulait jamais me montrer. Quand je lui en parlais trop, il me frappait, en menaçant de brûler autre chose que mes bras. J'étais terrifiée par cet homme.
En sortant, il était heureux de me voir. Pensait vraiment que j'allais venir avec un tas d'argent rien que pour lui, avec sa récompense qu'il voulait depuis tant de temps.
- Ah enfin, c'est pas trop tôt, Melly ! dit-il en rigolant et en se levant.
J'ai sorti mon revolver caché derrière mon dos et ai tiré, sans aucun remord. Je souriais. Il m'a regardé une dernière fois, en agonisant. Il n'était pas tout à fait mort. Je me suis approchée, me suis accroupie. J'ai pris un peu de ton sang sur ton torse, pour me le mettre sur mon visage. Comme une marque de guerre, pour me prouver que j'avais bien fait mon travail.
- Aurevoir ! Fais un bon voyage, vieux ! avais-je dit en riant.
Et j'étais retournée dans ma chambre, après avoir balancé sans aucune émotion le corps dans le jardin des voisins. Je ne m'étais pas vue en éparpillant le sang sur mon visage. J'ai voulu, inexplicablement, voir à quoi je ressemblais. Et là, j'ai compris.
Il était là, dans le miroir. Je l'avais emprisonné à l'intérieur. Comme moi, il avait tué des gens. C'était peu à peu devenu un monstre, lui aussi. Il était devenu un pâle reflet de moi-même. Tout ça était de ma faute. Si lui était un monstre, j'étais incontestablement Daughter Of Evil. En voyant son fantôme dans le miroir, j'ai pris conscience de ma cruosité. Prise de conscience. J'ai foncé dans ce miroir pour le rejoindre. Je me suis juste cognée. Le sang a commencé à couler sur mon visage.
- A toi de voir ce que ça fait, maintenant... Melly.
Il veut que je saigne, très bien. Je vais sur mon immense lit, souille mes draps de son sang et du mien, sans le faire exprès et regarde mes mains. Mes mains immondes, toujours recouvertes de ces choses encore plus affreuses.
D'un coup, j'arrache les coutures. La peau se déchire du même coup. Mes mains, mes poignets, tout. Je m'effondre près de cet étrange miroir. Il est toujours là, m'observe. Ma main droite essaie de le toucher, mais elle glisse sur mon miroir, laissant une marque de sang. Je sens ma vue se brouiller. J'ai mal au coeur. Ai-je trop laisser de sang se deverser. J'ai mal au ventre maintenant. Je me maintiens difficilement à...
Sa main. Il me tend sa main. J'arrive à la prendre, et il m'entraîne de l'autre côté du miroir.
- Merci... Dis-moi, comment tu t'app...
Il est déjà parti cent mètres plus loin. Je cours le rejoindre. Mais lorsque je suis à l'endroit où il est sensé être, il est déjà parti deux-cent mètres plus loin. Et, tout à coup, je comprends où je suis. Ce qu'il y avait de l'autre côté du miroir. Après tout, je l'ai bien mérité.
Je suis en enfer.
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Voilà ! Vous pouvez commenter si vous vouler, ou poser des questions sur l'histoire ! (quoique, vous pouvez toujours utiliser le bouton contact, vous savez ! Je répondrai à toutes les questions dans un post, un de ces jours !)